La danse libre, terme générique parfois récupéré, est issu des pratiques gymniques du début du XXème siècle où le corps et la nature, déjà, se devaient d’être en harmonie. Ces courants ont irrigués nos pratiques en Gymnastique, en Danse, les pratiques somatiques… Je vous propose ci-dessous un texte que j’ai rédigé après avoir pratiqué une « danse sophrologique »
Texte pour improviser en conscience Danse Libre .
Je suis allée au fond du jardin sous les arbres , j’ai fermé les yeux et puis j’ai attendu.
Longtemps. Debout.
…
J’ai un peu plié les genoux.
j’ai focalisé sur mes pieds dans les feuilles , j’ai un peu soulevé un pied
puis l’autre.
J’ai pressé mon poids pour faire du bruit sur les feuilles.
Comme j’étais sur l’idée de la sophro j’ai levé les bras à l’horizontale devant moi et j’ai serré les poings, j’ai attendu longtemps et puis j’ai lâché la tension . Mes bras sont montés tout seuls vers le ciel ?
Et puis j’ai frotté mon visage, mon crâne mes épaules . Et d’un coup je me suis penchée en avant.
immobilité
Puis j’ai marché timidement , j’avais encore les yeux clos. Comme il faisait froid j’avais une capuche. elle est en tissu synthétique ça fait un bruit très présent si je tourne la tête , je n’ai pas envie de ce bruit
je ne tourne pas la tête. Je reste immobile à écouter mon corps.
Il ne voulait rien.
Immobile comme on peut l’être sur un sol naturel, le corps bouge encore plus que sur le plancher.
…
J’ai soufflé pour faire du son et pour que mon coeur se calme.
Et puis j’ai ouvert les bras à la seconde pour prendre toute la place possible , dans la forêt , et je me suis balancée vers la droite puis vers la gauche, j’ai dessiné une sorte de signe de l’infini avec mes bras , c’était mon buste qui faisait le travail , mes bras flottaient , avec le minimum de tonicité pour rester à l’horizontale et ils profitaient de l’air froid.
Je me suis arrêtée , je n’ai plus bougé, mes bras se sont abaissés,
ils étaient ballants.
…
J’ai levé une jambe, pour tester sans doute, je ne sais pas …
Immobile
…
un moment j’ai sauté et puis je suis partie,
cela suffisait, là.
